COMMUNIQUES FFMC NATIONALE

CNSR : une « sécurité routière » toujours déconnectée des usagers

En optant pour des « expérimentations » localisées et non pour une généralisation de la baisse de la vitesse, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur recadre (un peu) les tenants du « tout-sécuritaire » partisans des méthodes fortes.

Ainsi la recommandation pour une expérimentation de la baisse des vitesses à 80 km/h sur les routes à double sens de circulation vient d’être votée par le Conseil national de la Sécurité routière qui s’est réuni lundi 16 juin 2014 contre l’avis de la Commission Alcool Stupéfiants Vitesse qui prônait une généralisation. En effet, cela devrait d’abord faire l’objet d’une « expérimentation » préalable, comme l’a souligné le ministre de l’Intérieur… preuve que le gouvernement sent que cette mesure très impopulaire risque aussi de lui coûter des points sur un permis en crédibilité déjà bien entamé par ailleurs.

La Fédération Française des Motards en Colère dénonce cette politique uniquement basée sur la vitesse et son contrôle. C’est au détriment des vrais enjeux de sécurité routière que sont aujourd’hui la formation, l’inattention au volant (téléphone, interdistances véhiculaires peu respectées, aides à la conduite qui déconnectent le cerveau des conducteurs, hypovigilance sur autoroute), l’état des routes qui se dégradent et sans réelle prise en compte des deux-roues motorisés.

A continuer ainsi à conduire une politique de sécurité routière basée sur la contrainte, la Sécurité Routière et ses fameux « experts » ne font que justifier notre appellation de « Motards en colère ». A ce titre, ces mêmes experts ont remis sur le tapis de nouvelles mesures pour les 2RM sur lesquelles nous reviendrons.

La FFMC reste vigilante et appelle les usagers en 2RM à rester mobilisés.

Retrouvez le texte de la déclaration de la FFMC à l’occasion de ce CNSR et les notes d’analyse sur les 3 propositions mises au vote ce jour sur notre site internet : www.ffmc.fr

Contacts presse :

France Wolf 06 63 43 43 32, Eric Thiollier 01 48 18 12 15, Marc Bertrand 01 48 18 12 16

Favoriser l'usage de la bicyclette et la marche à pied, tel est l'objectif du Plan d'Action pour les Mobilités Actives. La FFMC, favorable à la cohabitation de tous les usagers, rappelle que le deux-roues motorisé (2RM) est aussi une alternative aux embouteillages automobiles et aux transports en commun saturés.Lire la suite

 

     

Permis A2 : vers un élargissement du choix de motos
accessibles aux jeunes permis.
 
Dans un avis reçu aujourd’hui par la FFMC, la Commission Européenne élargit significativement le choix des motos accessibles aux jeunes motards titulaires du permis A2
Pour rappel, la 3eme directive européenne (2006/126) autorisait les conducteurs novices  lire la suite

Sécurité routière et baisse des vitesses : jusqu'où nous arrêteront-ils ?  

Dimanche 5 octobre, les médias se sont fait l’écho d’un rapport « confidentiel » émis par le comité des experts du Conseil national de la sécurité Routière (CNSR). Ce rapport (que la FFMC connaissait depuis le 30 septembre) propose de baisser la vitesse de 10 km/h sur le réseau secondaire. Ce qui n’est pas nouveau, c’est que les instances de la Sécurité Routière continuent à imposer à l'ensemble des conducteurs une vision sécuritaire uniquement basée sur la contrainte et la punition.

L’annonce d’une baisse des vitesses n'est pas nouvelle, la FFMC en parlait déjà cet été sur son blog, en dénonçant cette supercherie fondée sur une opération de communication visant à formuler des annonces comme on lance des ballons d’essai…Lire :http://blogs.motomag.com/

La nouveauté, c'est la prétendue "fuite" de ce rapport qui ne sert qu'à préparer les esprits à l'acceptation d'une baisse des vitesses en mettant le ministre de l'Intérieur et l’opinion publique devant le fait accompli. Ministre qui in fine prendra seul la décision, les experts et le CNSR ne faisant que des préconisations… de là à penser que cette « fuite » l’y aide…

Tant qu’à relayer l’info, les médias auraient dû voir que ces « experts » en sécurité routière n'ont pourtant pas pris en compte les poids-lourds déjà limités à 80 km/h sur le réseau secondaire... si les véhicules légers roulent à la même vitesse, il n'y aura plus de différentiel de vitesse avec les camions, sauf à réduire encore leur vitesse à eux aussi ? Et pourquoi cela n’a t-il pas été pas pris en compte ? Parce qu'ils n'y ont pas pensé, tout simplement, ce n'est même pas mentionné dans ce fameux rapport d'experts... Par cet oubli, ces « spécialistes » font fi des questions d'interdistances, de visibilité, d'anticipation, bref, de tout ce qui fait la différence entre le strict respect d'une réglementation rigide et la vraie vie, celle où les gens s'adaptent en pleine conscience de leur environnement. 

Encore une fois, une poignée d'idéologues restent arc-boutés sur l'idée unique de réduire la vitesse des véhicules au prétexte de « sauver des vies »... c'est sûr qu'une fois à l’arrêt total, les risques d'accidents diminuent fortement. 

L'autre problème, c'est qu'en envisageant toujours plus de contraintes sur les usagers, on retarde l'adhésion de ceux-ci aux vrais enjeux de sécurité routière, parce qu'un individu contraint ne peut pas être convaincu... et que la contrainte appelle encore et toujours plus de contraintes.

Contact Presse : France Wolf : 06 63 43 43 32
                      Nathanaël Gagnaire : 06 83 91 65 27
                      Marc Bertrand : 01 48 18 12 18