COMMUNIQUES FFMC NATIONALE

Obligation du brassard rétro-réfléchissant

 

 

 

pour la FFMC, c’est NON !

 

 

 La FFMC appelle tous les usagers de 2 ou 3 roues motorisé à désobéir au décret stupide qui imposera le port obligatoire de 150 cm² de matière rétro-réfléchissante ou d’un brassard de surface équivalente.

La FFMC dénonce cette surenchère réglementaire décidé à des fins de communication politicienne.

 

 

A partir du 1er janvier 2013, les motocyclistes et leur passager circulant sur des deux-roues motorisé de plus de 125 cm3 devraient, selon un décret paru le 3 janvier dernier, porter obligatoirement en toutes circonstances un brassard rétro réfléchissant[1]. La FFMC, engagée depuis trois décennies dans l’amélioration de la sécurité des usagers en deux-roues motorisés, dénonce cette ineptie :
  • Inadaptée : les motards roulent déjà avec leurs feux allumés en permanence. En outre les éléments rétro réfléchissants sont inopérants en plein jour.
  • Injuste : les automobilistes tenus de posséder à bord de leur véhicule un gilet de haute visibilité encourent une simple amende en cas d’infraction, alors que les motards risquent aussi un retrait de deux points s’ils ne répondent pas à cette obligation.
  • Incohérente : cette mesure ne vise que les utilisateurs de véhicules de plus de 125 cm3, catégorie de conducteurs déjà la mieux équipée. De plus, contraindre plutôt que convaincre est contraire à une adhésion aux enjeux de sécurité routière.

 

Les antennes de la FFMC mèneront des actions dans le courant du mois de novembre pour exiger le retrait de ce décret, et appellent les usagers de deux-roues à ne pas se plier à cette nouvelle contrainte s’ils n’en ressentent pas le besoin. A suivre…

 Contacts presse : France Wolf : 06 63 43 43 32 Eric Thiollier : 01 48 18 12 15 Marc Bertrand : 01 48 18 12 18

[1] si leur équipement d’origine n’est pas équipé d’éléments de rétro-réflexion équivalents

 signez la pétition

contre le nouveau réglement

 sur le contrôle technique Européen

http://www.avaaz.org/fr/petition/Contre_le_nouveau_reglement_sur_le_controle_technique_Europeen_1/

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Contrôles techniques des véhicules : les bobards de Dekra 

Suite aux protestations des motards et automobilistes qui dénoncent le lobbying de Dekra auprès de la Commission européenne, l’entreprise persiste à arranger les chiffres d’accidents dans le seul but de tromper les eurodéputés et les médias.

Rappel des faits : par un lobbying intense auprès de la Commission européenne, le groupe Dekra-automotive obtient d’augmenter la fréquence des contrôles techniques (CT) pour les autos[1]. Dekra cherche surtout à convaincre la Commission d’imposer un CT des 2RM dans les pays de l’Union Européenne où ce n’est pas encore le cas (marché estimé de 1,5 M/€ par an, rien que pour les 2RM).L’argument avancé : la réduction des tués sur les routes… Et pourtant c’est faux ! Les associations de motards (FEMA et FFMC), opposées à des contrôles obligatoires, rappellent que, selon l’étude MAIDS, seuls 0.3% des accidents de moto sont directement imputables à une défaillance technique. Pour être précis, l’étude MAIDS, conduite par des scientifiques de cinq pays (dont la France), a établi que les problèmes techniques contributifs d’un accident sont répartis en trois catégories :

  1. Cause primaire d’accident : 0,3%
  2. Facteurs secondaire d’accident : 1,6%.
  3. Autres facteurs : 5,1%.

 La cause primaire est l’élément qui a déclenché l’accident, suivie de trois facteurs secondaires qui ont contribué de manière significative à l’accident, suivis enfin d’autres facteurs contributifs de troisième ordre, ayant contribué à la dynamique de l’accident mais de façon marginale (voir chapitre 4, page 17 de l’étude MAIDS) . C’est sur ces facteurs de troisième ordre, représentant 5,1%, que Dekra justifie la nécessité d’un CT pour les 2RM, alors que toutes les études des assureurs et des spécialistes en sécurité routière démontrent que la majorité des accidents mortels dont sont victimes les motards est imputable à des facteur humains, notamment car les automobilistes n’intègrent que rarement la présence de 2RM dans leur environnement de conduite. Rien à voir avec l’état de leur véhicule !

Une analyse que partage l'accidentologue Claude Got, cité dans un article de Rafaël Rivais dans Le Monde daté du 24/09/2012 : "Ce qui fait la différence, c'est l'amélioration technique des véhicules neufs", alors que "le contrôle technique n'a pas prouvé son efficacité, dit-il. Une étude norvégienne conduite tous les deux ans sur deux groupes de voitures a montré que leur accidentalité était la même, qu'elles aient eu un contrôle technique ou pas". Claude Got confirme que les problèmes techniques ne représentent qu'un faible "pourcentage de la mortalité ».

L’étude norvégienne évoquée par le Pr Got, réalisée par Peter Christensen et Rune Elvik (spécialistes reconnus en sécurité routière) sur l’incidence des contrôles techniques périodiques des véhicules sur la sécurité routière, établit en effet que « il n’a pas été observé de baisse du taux d’accidents après la mise en place des inspections quelles que soient les catégories de véhicules.Conclusions confirmées par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) qui écrit : « S’il semble difficile de revenir sur cette mesure (les CT des autos) qui est encadrée par une directive européenne, il n’apparaît pas opportun d’amplifier le contrôle technique en raccourcissant à deux ans le premier contrôle comme le font certains pays, ni d’étendre la mesure aux motocyclettes.» 

En manifestant le 22 septembre dernier contre le projet de la Commission européenne inspiré par Dekra, les associations de défense du deux-roues motorisés alertent les élus et fonctionnaires européens. Leur mission est de garantir les droits et les libertés des usagers et non les profits d’une entreprise à la recherche de nouveaux « clients », fut-elle autoproclamée championne de sécurité routière.

 La Fédération Française des Motards en Colère dénonce les manœuvres du groupe DEKRA-Automotive alléché par le gâteau des contrôles techniques obligatoires. 

Le 15 octobre, la société DEKRA invite à une conférence-débat intitulée « Rapport sur la sécurité routière 2012 – l’usager et la technique ». Le discours sera prononcé par Mme Siim Kallas, vice-Président de la Commission européenne Commissaire aux Transports, en présence de M. Winfried Hermann, ministre des transports et de l’Infrastructure du Land de Bade-Wurtmeberg (Allemagne) et le Dr Dieter Koch, vive –président de la Commission des transports et tourisme du Parlement européen. 

 Contacts presse :

Frédéric Jeorge 06 11 03 13 98 - Eric Thiollier 06 70 09 55 16 - Marc Bertrand 01 48 18 12 18 

[1] Les études d’accidentologie sur lesquelles s’appuie la Commission européenne dans son projet baptisé « paquet contrôle technique » ont été rédigées par DEKRA.



ZAPA1, la révolution anti-sociale

Alors que la remise des dossiers de candidature pour l’application des ZAPA est prévue aujourd’hui, la FFMC, qui dénonce la mise en place d’une politique discriminante, saisit le Défenseur des Droits et sollicite un rendez-vous avec Madame la ministre de l’environnement.

La date buttoir de la remise des candidatures des villes souhaitant appliquer les restrictions de circulation en vue de réduire les émissions polluantes, est fixée par décret au 13 juillet 2012.

Il est d’ores et déjà acté que Nice et Clermont Ferrand, deux des huit villes-test, n’appliqueront pas les ZAPA dans leur agglomération. D’autres villes ont déclaré ne pas pouvoir tenir les délais, notamment en termes d’études sur les impacts socio-économiques.

La FFMC a donc déposé un dossier auprès du Défenseur des Droits pour dénoncer cette mesure hautement discriminante. Et même si l’atteinte à un mode de déplacement ne fait pas partie des griefs retenus par cette autorité, nous affirmons que la discrimination par le rang social ne doit pas être institutionnalisée, ce qui sera le cas si les ZAPA sont appliquées en l’état.

En effet, la problématique de fond que met en exergue les ZAPA, n’est pas tant celle de l’impact sanitaire que celle des inégalités qui s’accroissent de manière exponentielle dans notre société : face aux déplacements, face au logement, face à l’emploi, sans oublier la mise sous surveillance des citoyens puisque l’identification des véhicules est la clé du fonctionnement des ZAPA. La réponse à apporter à ces enjeux ne peut se faire en augmentant ces inégalités et en créant des discriminations, mais bien par des réformes structurelles, tenant compte d’une politique durable, pérenne et surtout juste et égalitaire.

Si l’actuel gouvernement ne peut être comptable des décisions prises au cours de la mandature précédente, il hérite des politiques publiques exercées pendant cinq ans et a le devoir d’y apporter des réponses cohérentes avec les engagements pris par le Président de la République en matière de lutte contre les discriminations et de préoccupation de justice Sociale .

C’est pourquoi la FFMC a demandé un rendez vous à Madame la ministre de l’environnement, afin de connaitre le point de vue du gouvernement actuel sur ce sujet, mais aussi de lui présenter et de lui proposer des alternatives à ces enjeux qui nous concernent tous, dans un esprit citoyen, au-delà de toute démarche corporatiste  liée à la seule utilisation du deux-roues motorisé2.

Contacts presse : Frédéric Jeorge – 06 11 03 13 98 Nathanaël Gagnaire – 06 83 91 65 27

1 : ZAPA : Zones d’actions Prioritaire pour l’Air

2 : Le positionnement de la FFMC est à lire sur : http://tinyurl.com/c2brwh5