COMMUNIQUES FFMC NATIONALE

Manifeste pour la sécurité routière 

La FFMC dévoile son programme pour une meilleure prise en compte des usagers en deux-roues motorisés.De quoi éclairer les candidats aux élections à venir… 

Ce Manifeste est un livret de 16 pages basé sur les trois décennies d'expérience de la FFMC en matière de sécurité routière et de prise en compte des spécificités de circulation des deux-roues motorisés. Élaboré sur cinq axes (le conducteur, le véhicule, la route, la réglementation, le sport et les loisirs), il détaille nos recommandations pour l'amélioration des conditions de déplacements à moto en faveur d’un meilleur partage de la route pour tous.

Véritable feuille de route d’une sécurité routière universelle, notre Manifeste s’adresse à tous les conducteurs quels que soient leur véhicule, aux familles, aux éducateurs, aux aménageurs routiers, aux journalistes et aux responsables politiques. 

Connus et reconnus pour leurs actions, les « Motards en Colère » ne se contentent pas de formuler des propositions qui ne leur coûtent que le papier sur lequel elles sont imprimées : ils les mettent en œuvre avec les structures créées et animées par la FFMC.Les bons résultats de l'Assurance Mutuelle des Motards, spécialiste de l'assurance des deu

x-roues motorisés, de Moto Magazine, premier mensuel de la presse moto, de l’Association pour la Formation Des Motards et son réseau de moto écoles de qualité ou de la FFMC-Loisirs sont là pour le rappeler. 

Pour consulter et télécharger le Manifeste de la FFMC, rendez vous sur http://manifeste.ffmc.fr 

Vous le retrouverez également encarté dans le n°285 de Moto-Magazine à paraître le 29 février. 

Contacts presse Marc Bertrand 01 48 18 12 18 - Patrick Vriet 07 60 57 19 19

 

A un mois du premier tour des élections présidentielles, motocyclistes, scootéristes et cyclomotoristes seront dans les rues partout en France pour dire qu’une autre politique de sécurité routière est possible.

A l’appel de la Fédération Française des Motards en Colère, les usagers de deux-roues motorisés manifesteront samedi 24 en province et dimanche 25 mars à Paris.L’objectif de cette mobilisation : rappeler aux candidats à l’élection présidentielle que la sécurité routière n’est pas juste une affaire de « bons » ou de « mauvais » chiffres collés sur une courbe de mortalité en baisse depuis quarante ans, cela pour justifier ensuite toujours plus de verbalisations en guise d’indices d’amélioration « visibles ».Ces cinq dernières années, qu’a-t-on vu ? Plus d’éducation routière à l’école ? Des formations au permis au contenu renforcé ? Une vraie prise en compte des usagers vulnérables ? Des routes mieux entretenues, mieux éclairées, plus de glissières de sécurité doublées pour la protection des motards, plus de moyens alloués aux collectivités locales ?Non… ces cinq dernières années se sont traduites par plus de radars, des sanctions judiciaires sans cesse renforcées, des routes secondaires qui se dégradent faute d’entretien, des tarifs d’autoroutes qui flambent, des concertations avec les associations ne débouchant sur rien d’autre qu’une obligation de brassard rétro-réfléchissant en ce qui nous concerne (et une nouvelle menace de perte de points à la clé)…Ce programme vous a plu ? Pas à nous. Et puisque le gouvernement veut qu’on se fasse voir, on va déjà se faire entendre pour ne pas se faire avoir.

Le parc des véhicules deux-roues motorisés a sensiblement augmenté au cours des quinze dernières années et sa structure s’est profondément modifiée, selon une étude réalisée par les deux fédérations françaises d’assurance, la FFSA et le Gema, et publiée mercredi. 

Entre 1994 et 2010, la hausse constatée a été plus importante pour les deux-roues à moteur que pour l’ensemble des véhicules quatre-roues assurés en mono-contrats, constate l’étude.Sur cette période, le parc assuré des véhicules dits de 3e catégorie a ainsi progressé de 3,4% en moyenne par an. Pour les quatre-roues, la hausse est de 2% en moyenne par an.Autre évolution notable, le profil du parc des deux-roues motorisés a changé. Le parc des motos de plus de 50 cm3 a augmenté de 8,8% en moyenne par an sur la période.Dans le détail, le poids des motocyclettes légères (moins de 125 cm3) a plus que doublé, passant de 12,1% du parc des deux-roues à 26,1% du parc des deux-roues de 1994 à 2010. Ces dernières années, cette catégorie a enregistré « des hausses très sensibles », à savoir +6,5% en 2009 et +4,3% en 2010, souligne l’étude.
A l’inverse, les cyclomoteurs (moins de 50 cm3) sont en perte de vitesse. En 2010, ils ne représentaient plus que 29% des deux-roues, contre 68,4% en 1994.
« Depuis 1994, la circulation des deux-roues motorisés a augmenté en moyenne de 4,6% par an alors que les voitures ont vu leurs kilomètres parcourus augmenter de seulement 1,3% par an », relève également l’analyse détaillée des deux fédérations.Le poids des véhicules deux-roues est sensiblement plus important en Ile de France, mais aussi en région méditerranéenne où les kilomètres parcourus représentent 3,9% des déplacements locaux, c’est-à-dire deux fois plus que sur l’ensemble du territoire.Sans surprise, la fréquence du nombre de blessés et de tués est plus élevée pour les véhicules deux-roues. Les cyclomoteurs sont les plus exposés: la fréquence des blessés est près de dix fois supérieure pour eux à celle des véhicules quatre-roues. Pour les motos, elle est cinq fois supérieure.La fréquence des tués est en revanche supérieure pour les motos.

http://pro.news-assurances.com/blog/marche-explosion-du-nombre-de-2-roues-motorises-en-15-ans/0169235994

Équipement rétro-réfléchissant :

la FFMC saisit le Conseil d’État !

 En réaction à la dernière trouvaille de la DSCR1 pour pourrir la vie des motards au prétexte de la sauvegarder, la FFMC va déposer un recours auprès du Conseil d’État pour obtenir l’annulation des mesures litigieuses.

En cause, principalement, l’obligation de porter un équipement rétro-réfléchissant, qui s’apparente davantage à une nième provocation du Gouvernement plutôt qu’à une réelle volonté d’améliorer la sécurité routière des motards.

La mesure, applicable au 1er janvier 2013, ne concernera d’ailleurs que certains utilisateurs de deux ou trois-roues motorisés, comme si le besoin de visibilité (à supposer qu’il soit satisfait par le port de 150 cm² de dispositif rétro-réfléchissant, visible uniquement de nuit sous certaines conditions…) n’était pas commun à l’ensemble de cette catégorie d’usagers vulnérables !

L’exclusion des conducteurs de petite cylindrée, à des fins évidemment électoralistes, décrédibilise totalement les auteurs de la mesure qui font ici preuve d’une incompétence rare. Plus grave, elle porte sérieusement atteinte au principe fondamental d’égalité des usagers devant la Loi garanti par la Constitution.

La FFMC compte donc sur le juge administratif pour rappeler au Gouvernement les limites de l’exercice de son pouvoir réglementaire : s’il refuse de faire preuve de bon sens dans l’élaboration des réglementations, qu’il respecte au moins le Droit !

Contacts presse : Nathanaël Gagnaire 06 83 91 65 27Frédéric Jeorge 06 11 03 13 98France Wolf 06 63 43 43 32

 

Dispositifs rétro réfléchissants

pour l’équipement des usagers de deux-roues motorisés

  La situationPour tenter de répondre au problème de détectabilité des 2RM dans la circulation, les pouvoirs publics veulent, à compter du 1er janvier 2013, imposer aux conducteurs et aux passagers de 2RM :« le port d’un vêtement rétro-réfléchissant correspondant soit aux normes françaises ou à d’autres normes, garantissant un niveau de sécurité équivalent. Cet équipement, en une seule ou plusieurs parties, doit être d’une surface au moins égale à 150 cm2. Si cet équipement n’est pas dès l’origine intégré au vêtement,  il lui est superposé par tout moyen. » (Extrait du décret n° 2012-3 du 3 janvier 2012, nor : IOCA1126729D)En clair, ça veut dire que soit on porte des vestes ou des blousons de moto sur lesquels les dispositifs rétro-réfléchissants cousus d’origine couvrent (en une seule fois ou en plusieurs parties, une surface de150 cm2), soit on enfile une chasuble de chantier ou un brassard rétro-réfléchissant à un bras par dessus son équipement de motard… lequel équipement de base n’est pas obligatoire, sauf pour le casque.Selon le décret du 3 janvier 2012, le non-respect de ces obligations sera sanctionné d’une contravention de 3ème classe, soit 68 € d’amende forfaitaire et de la perte de 2 points du permis de conduire à partie du 1er janvier 2013. DécryptageLes « normes françaises » portant sur les dispositifs rétro-réfléchissant, c’est quoi ? Selon les produits existants sur le marché, ça correspond à la chasuble dite de « haute visibilité », le fameux gilet jaune (ou rouge) fluo, norme EN 471, garni de bandes rétro-réfléchissantes… le même type d’équipement porté par les ouvriers de la voirie, les agents de dépannage routier, les personnels chargés de surveiller les traversées piétonnes, les secouristes, etc… Il est obligatoire à bord des véhicules carrossés pour être porté par le conducteur en cas de panne et pour les cyclistes circulant de nuit hors agglomération.Au mieux, il signale un facteur de risque ou une vulnérabilité de la personne qui le porte. En fait, il sert surtout à identifier une personne évoluant en milieu risqué, une personne en détresse ou tout simplement une personne au travail sur la voie publique… Pour 2012, le gouvernement voulait l’imposer à tous les conducteurs de 2RM à partir de 125 cm3. Le gilet de « haute visibilité » était mentionné dans le dossier de presse ministériel détaillant les mesures annoncées à l’issue du Conseil Interministériel de Sécurité Routière (CISR) du 11 mai 2011.  C’est idiot… Pourquoi ? Parce que les motards ont déjà l’obligation de rouler avec le phare allumé en toutes circonstances et que nos casques sont homologués avec quatre autocollants rétro-réfléchissants.De plus, la plupart des équipements de moto, notamment les survêtements de pluie et les blousons en textile renforcés, comportent déjà des éléments rétro-réfléchissants. Seuls les blousons de cuir échappent encore parfois à cette généralisation, généralement pour des motifs esthétiques. Mais ceux qui portent des blousons de cuir sont attentifs à leur sécurité en cas de chute.Et pourquoi vouloir imposer ces bidules rétro-réfléchissants uniquement aux 2RM de plus de 125 cm3 alors que les usagers en cyclomoteur sont généralement moins bien équipés que les motards ?Bref, quelle est la cohérence d’une mesure destinée à rendre visible et plus détectable les deux-roues motorisés, mais qui ne concerne qu’une partie des usagers en fonction de la cylindrée utilisée ? Revenons au fameux gilet de type EN 471 avec ses larges bandes rétro-réfléchissantes disposées à la base du tronc : vues de l’arrière, ces bandes seront masquées par le port d’un sac à dos ou un top-case ou un passager. De plus, pour être efficace, un élément rétro-réfléchissant doit être éclairé par une autre source de lumière, notamment les phares des autos… or, les phares n’éclairent pas à cette hauteur quand l’auto est près du 2RM, là où l’automobiliste est sensé « voir » le 2RM qui roule feux allumés en permanence.En ville, même après la tombée du jour, avec de l’éclairage partout (enseignes lumineuses, éclairage public, des milliers de véhicules roulant phares allumés), le problème de visibilité des 2RM n’est pas lié à la supposée « invisibilité » des motards, mais au fait que les conducteurs ne sont pas assez attentifs les uns aux autres. Un équipement de haute visibilité n’y changera rien puisque c’est d’abord une question de comportement. Note : les personnels tenus de porter cet équipement (pompiers et secouristes en intervention routière, agents de service des autoroutes) témoignent régulièrement (à chaque accident dont ils sont victimes) de ce que les usagers de la route ne font toujours pas assez attention à eux. L’évolution : le brassardSuite aux manifestations de la FFMC où s’est exprimé le refus des usagers en 2RM de porter un gilet fluo en toutes circonstances, le ministre de l’intérieur et le délégué interministériel ont multiplié des déclarations mensongères pour dire que le gilet fluo n’a jamais été envisagé comme étant obligatoire : c’est faux, cette obligation était écrite dans le projet de mesures en direction des 2RM du CISR du 11 mai 2011.Sur ce point, soyons clairs : la FFMC n’est pas contre le fait de porter un équipement à haute-visibilité (bandes, galons ou patch rétro-réfléchissants, gilets EN 471 ou brassard), par exemple en cas de mauvaises conditions de visibilité (nuit en campagne, forte pluie, brouillard, panne de véhicule…), la FFMC est CONTRE une obligation de porter de tels équipements en permanence, quand aucune condition ne l’impose.La FFMC est contre le fait qu’un conducteur de 2RM puisse être verbalisé par la police lors d’un simple contrôle au motif qu’il ne portera pas cet équipement si les pouvoirs publics le rendaient obligatoire…La FFMC est contre une réglementation qui entrainerait un retrait de point du permis de conduire en cas d’infraction pour non-port de cet équipement qui ne met pas en danger la vie d’autrui – ce qu’on constate malheureusement parfois pour l’absence de dispositifs rétro-réfléchissant sur les casques.La FFMC est contre le fait de porter un équipement rétro-réfléchissant en plein jour parce que ça ne sert à rien. La FFMC s’inquiète en outre, si une telle mesure était décrétée, que l’équipement de haute visibilité nécessaire aux personnels travaillant dans la circulation (ouvriers de chantier, services de voirie et de ramassage des déchets, secouristes, forces de l’ordre…) ne banalise cet équipement à force de l’imposer à tous et nuise ainsi à son efficacité lorsqu’il est nécessaire.Elle dénonce également le faux sentiment de sécurité qui pourrait influer sur le conducteur ainsi équipé.La FFMC s’insurge de l’ineptie d’une telle mesure qui ferait qu’un usager en 2RM en costume de ville ou en tenue légère se sente « bien équipé » et « en règle » avec pour seul équipement un gilet ou un brassard obligatoire. Devant notre refus et les discussions qui ont suivi entre les représentants de la FFMC et les services de l’État, le délégué interministériel à la Sécurité routière tente maintenant de nous imposer le port d’un brassard rétro-réfléchissant en toute circonstances, mesure aussi stupide que ce qui nous était promis avec le gilet et ce pour les mêmes raisons :• Ça ne sert à rien de jour• Placé en haut du bras (région de l’humérus), ça ne peut pas être convenablement éclairé par les phares des autos.• Une telle obligation ferait l’objet d’un règlement, donc d’une infraction en cas de non-observation de la règle en question… Ce qui revient à créer une infraction supplémentaire au Code de la route. La FFMC dénonce également ce qui est une mauvaise réponse à une bonne question, celle de la perception des usagers en 2RM des autres usagers insuffisamment formés à la coexistence avec des 2RM de plus en plus nombreux dans le trafic. Si la question de la visibilité des 2RM est si importante (et elle l’est !), pourquoi l’État supprime t-il l’éclairage public sur les voies rapides ? 

Propositions de la FFMC

Réfléchir avec les fabricants de vêtements pour motards aux zones corporelles où des dispositifs rétro-réfléchissants sont les mieux adaptés selon les usages diurnes ou nocturnes. La FFMC reconnaît l’utilité de ces dispositifs sous réserve qu’ils soient judicieusement placés (le long des bras et au bas des jambes), étant entendu qu’ils ne sont visibles que dans certaines circonstances liées au contexte du trafic et de la lumière ambiante… c’est à dire hors agglomération, de nuit ou dans des conditions météo difficiles.  Pour tout ce qui concerne l’équipement du conducteur de 2RM, la FFMC s’oppose à des obligations décrétées de façon arbitraire, considérant que pour être accepté, un bon équipement doit être porté par conviction, par utilité et par plaisir et non par la contrainte.Elle propose des incitations au port d’équipements de protection (gants, bottes, renforts) par l’exemple, la formation, la défiscalisation, l’assurance et la responsabilisation des conducteurs.